lundi 31 décembre 2007

demain, entre les vapeurs d'alcool et la digestion de la nuit...

Après un regard sur les calendriers, par curiosité, pas moyen de trouver le saint du 1er janvier... Partout, une seule mention: "Nouvel an"... France, fille aînée de l'Eglise, tu as encore du travail sur les racines chrétiennes...
Aussi, ayant finalement pas mal cherché et enfin trouvé, la liste est enfin disponible...

Le Premier Janvier, c'est d'abord...
Sainte-Marie mère de Dieu : Huit jours après Noël est célébrée sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine. C'est pourquoi le concile d'Ephèse en 431, la proclama la Theotokos, la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.

mais aussi:
.
Saint Albéron, Evêque de Liège (+ 1128) dont les contemporains ont vanté "cet homme simple et droit, sans avarice et de bonnes moeurs, qui répandait son âme devant les autels du Seigneur."
Saint Clair du Dauphiné, Abbé de Saint-Marcel de Vienne (+ 660); originaire de Vienne en Dauphiné, il fut abbé du monastère de Saint-Marcel dans cette ville. Sa sainteté lui fit opérer de nombreux miracles durant sa vie et après sa mort.
Saint Concorde, Martyr à Rome (+ 175). Originaire de Rome, il s'était retiré en Toscane lorsqu'il fut découvert comme chrétien. Après de cruelles tortures, il fut décapité.
Sainte Emilie, ou Emmélie (+ v. 370). Elle vécut à Césarée de Cappadoce en Asie Mineure. Mère de Saint Basile de Césarée, saint Grégoire de Nysse, saint Pierre de Sébaste, elle transforma la maison familiale en un couvent avec sa fille sainte Macrine. L'Eglise catholique romaine la fête le 30 mai avec son époux saint Basile l'Ancien.
Saint Eugend,ou Oyend (+ 510). Abbé de Condat, en Franche-Comté, abbaye fondée par saint Romain et saint Lupicin au 5ème siècle. Il y entra à l'âge de sept ans et il y vécut jusqu'à sa mort. Il en fut le quatrième abbé. Si grande était sa sainteté que la localité prit le nom de Saint-Oyend, puis fut appelée Saint-Claude. Selon son biographe :"Il mettait tous ses soins à assigner à chaque moine les fonctions pour lesquelles il le devinait plus particulièrement doué par le Saint Esprit. Dès qu'il avait du temps libre, c'est à la lecture des Saintes Ecritures qu'il vaquait le plus volontiers de jour comme de nuit."
Sainte Euphrosyne ou Emeraude (+ 470) . Elle était d'Alexandrie et souhaitait se consacrer à Dieu dans la virginité. Son père voulut la forcer à se marier. A 18 ans, elle usa d'un stratagème pour réaliser sa vocation. Afin d'éviter que son père ne la retrouve dans l'un ou l'autre des monastères de femmes, elle s'habilla en homme, entra dans un monastère d'hommes et mena, sous le nom d'Emeraude, une vie exemplaire. Elle ne révéla la supercherie à son père, que trente-huit ans plus tard, trois jours avant de mourir.
Saint Félix, Evêque de Bourges (+ 576). Il laissa le souvenir d'un homme d'une grande sagesse. Il fut de ceux qui, lors du 4ème concile de Paris, surent imposer au roi Sigisbert, un changement de sa conduite à l'égard de l'Eglise
Saint Fulgence de Ruspe, Evêque de Ruspe (+ 533). A la lecture des oeuvres de saint Augustin, il renonça à une brillante carrière pour embrasser la vie monastique. Devenu plus tard, évêque de Ruspe, aujourd'hui Henchir-Sbia en Tunisie, à l'époque de l'arianisme, il fut, pour sa foi en la divinité du Christ, exilé en Sardaigne où il fonda un monastère à Cagliari. Il composa alors de nombreux ouvrages que nous avons encore dans la "Patrologie" éditée par l'abbé Migne (Pères de l'Eglise). Il y combat les hérétiques ariens, monophysites et pélagiens. Il put revenir à Ruspe, quelques années avant sa mort.
Saint Guillaume de Cluny, Moine bénédictin à Cluny (+ 1031), il fut de ceux qui en étendirent l'influence par la création de plusieurs monastères.
Saints Martyrs d'Angers, (+ 1793): saints récents, un peu de lecture s'impose...
Cérémonie de béatification des martyrs d'Angers et de père Giovanni Mazzucconi,homélie du pape Jean-Paul II, Basilique Vaticane - Dimanche 19 février 1984."Les très nombreux martyrs qui, au diocèse d’Angers, au temps de la Révolution française, ont accepté la mort parce qu’ils voulaient, selon le mot de Guillaume Repin, “conserver leur foi et leur religion”, fermement attachés à l’Eglise catholique et romaine."Aujourd’hui ces quatre-vingt-dix-neuf martyrs d’Angers sont associés, dans la gloire de la béatification, au premier des leurs, l’Abbé Noël Pinot, béatifié depuis presque 60 ans.
Extraits du discours du pape Jean-Paul II aux pèlerins d'Angers à l'occasion de la béatification de Guillaume Repin et ses compagnons, le 20 février 1984.: "L’histoire de ces 99 martyrs nous montre tout un peuple chrétien: les vocations sont diverses, la foi solide et bien enracinée. Avec leurs prêtres, les laïcs tiennent une grande place, et notamment les femmes, originaires de tous les milieux et professions. Les personnes de l’aristocratie, de la bourgeoisie, du peuple, commerçants ou paysans, sont allées ensemble au martyre.Le témoignage des bienheureux d’Angers nous interpelle nous-mêmes dans ces pays de l’occident où la persécution ne sévit pas, mais où l’indifférence religieuse, le matérialisme, le doute, l’incroyance et le climat de permissivité morale ébranlent les chrétiens.Nos martyrs nous appellent à un sursaut. Ils nous montrent comment nous comporter dans ce monde."Guillaume Repin, Rosalie du Verdier, Antoine Fournier, Renée Feillatreau, Marie Cassin, Sœur Marie-Anne...
Le mot “martyr” a le sens premier de témoin. Jésus a dit: avec la force de l’Esprit Saint, vous serez mes témoins . . . jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Act 1, 8).
Saints Méduin et Eluan, (+ 198)I ls auraient été tous deux, disciples de Joseph d'Arimathie. Ce qui n'est pas prouvé, mais il est plus certain qu'avec saint Fugace et saint Damien, ils furent parmi les premiers évangélisateurs de la Bretagne.
Saint Mochua, Abbé en Irlande (7ème s.), il avait quitté le service militaire pour devenir moine. Le fait saillant de sa vie, c'est qu'il construisit la première église en pierre que l'Irlande ait connue
Saint Pierre, (+ 1776) Originaire du Péloponèse en Grèce, il fut pendu à Témissis en Asie Mineure pour avoir refusé de baiser le Coran et préféré ainsi le martyre par fidélité au Christ.
Saint Télémaque, ou Almachius, Martyr à Rome (+ 400) . Ermite en Orient, il vint à Rome. Descendant dans l'arène où se déroulait alors un combat de gladiateurs qui faisaient partie des jeux du cirque, il tenta de séparer les combattants. Ce fut un "tollé" général de la foule, privée du plaisir de voir le sang couler. Il fut martyrisé dans l'arêne où il avait tenté d'empêcher ces jeux païens meurtriers. L'empereur Honorius les abolit en 405.
Saint Vincent Strambi, Evêque de Macerata et Tolentino (+ 1824). Biographe de saint Paul de la Croix, le fondateur des Passionnistes, qu'il avait rejoints en 1768.Né le 1er janvier 1745, à Cititavecchia près de Rome. En 1773, il devient responsable des étudiants au monastère Saint Jean Saint Paul à Rome.Bon prédicateur, il écrivit un manuel appelé 'Eloquence sacrée'. Il est dit que juste avant sa mort saint Paul de la Croix lui confia la congrégation. Recteur en 1780, élu provincial en 1781, il écrivit la vie de saint Paul de la Croix. Nommé par le pape Pie VII évêque de Macerata and Tolentino le 26 juin 1801. Malgré le Concordat, Napoléon envahit les états papaux et le pape fut emmené en exil à Fontainebleau en mai 1812. Vincent et les autres évêques refusèrent de prêter allégeance à l'Empereur et s'exila de ses diocèses. Après la signature du traité de Vienne, il rejoint Rome et fut conseiller du pape Léon XII qui succéda à Pie VII.Il mourut le 1er janvier 1824, fut canonisé en 1950.
Sainte Zdislava de Lemberk, tertiaire dominicaine (+ 1252). Née vers 1215, dans une famille aristocratique à Krizanov. "Lorsqu'elle s'est mariée avec le seigneur Havel de Lemberk de la famille des Markvartic, elle n'avait que quinze ans. L'époux de Zdislava était un chevalier du XIIIe siècle devenu celèbre sur le champs de bataille. Mais il n'était pas seulement un vaillant guerrier, il avait esprit des croisés exaltés pour les affaires religieuses. Havel apportait son soutien aux frères dominicains et contribuait aussi à la construction de l'hôpital pragois Na Frantisku, bâti à l'inititative d'Agnès de Bohême, une autre sainte tchèque. Tout porte à croire que les deux saintes, Agnès et Zdislava, se connaissaient." (source Radio Praha)
"Zdislava est devenue mère de quatre enfants. Avec son mari, elle a fit construire à Jablonné v Podjestedi, non loin du château de Lemberk, en Bohême du nord, l'église Saint-Laurent et un couvent pour les dominicains. Elle même est entrée dans l'ordre comme une collaboratrice laïque. Zdislava fréquentait souvent les pauvres, les pélèrins, malades, personnes nécéssiteuses rencontrant toujours un accueil chaleureux chez elle. Menant une vie modeste elle-même, elle distribuait l'argent partout où l'on en avait besoin. Aimée par tout le monde, Zdislava a reçu le nom de mère des pauvres."
Béatifiée en 1908 à Rome par Pie X.Canonisée le 21 mai 1995 à Olomouc (Tchéquie - Moravie) par Jean Paul II qui dit d'elle que "son exemple apparaît éminemment actuel surtout par rapport à la valeur de la famille qui, comme elle nous l'enseigne, doit être ouverte à Dieu, au don de la vie et aux besoins des pauvres."

dimanche 30 décembre 2007

Au-delà du réveillon : Saint-Sylvestre

On a coutume de parler de la nuit ou du réveillon de Saint-Sylvestre pour parler de cette nuit d'agapes qui se termine par les voeux, les fausses bonnes résolutions et ... les étrennes mais, sincérement, qui se souvient du pape Sylvestre... Faites un tour de table, vous verrez qu'il n'est plus qu'un nom dans le calendrier...
Donc... petit rappel nécessaire, pas vital mais utile...


Sylvestre, fils du prêtre Rufin, était un romain, mais ses origines sont obscurcies par toutes sortes de légendes.
Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Il n’est pas douteux qu’il s’est bien conduit pendant la persécution de Dioclétien (284-305), ce qui lui a valu le titre de «très glorieux.»
Il pratiqua l'hospitalité avec le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l'ordre du préfet de la ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape Miltiade, il l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une pieuse dame, Théona. Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre, le somma de livrer les biens de Timothée et d'apostasier.

Sylvestre refusa et fut envoyé en prison d’où il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson. Le pape Miltiade l'ordonna prêtre.

Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut le 33e pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335) sous le règne de Constantin le Grand (306-337), gouvernant l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir ; cependant, il semble n’avoir joué qu’un rôle insignifiant dans les grands événements en cours.

Certains pensent qu'il n'a pas joué un rôle prépondérant puisque refusant d'assister au synode d'Arles en 314, ni au concile de Nicée en 325. Bien qu'il y ait envoyé des légats, il ne pouvait cautionner des conciles convoqués par l'Empereur lui-même.

Il eut la satisfaction de voir l'Eglise de Rome enrichie et embellie par les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère, et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.

Le pape Sylvestre organisa parfaitement le service des pauvres. Un évêque de Pamphilie, Luphronius ou Euphrosynus, vint à Rome ; ses discours et ses gestes donnèrent à Sylvestre l'occasion de divers règlements : il prescrivit aux prêtres et aux diacres de porter le colobium, tunique flottante et sans manches ; il ordonna de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par les numéros des féries, il fit des dimanches et des jeudis des jours de fête, des mercredis, vendredis et samedis des jours de jeûne.

Aux Grecs qui s'étonnaient de cette ordonnance, il rétorqua que le jeudi était le jour de l'Ascension et de l’institution de l'Eucharistie et que, puisque chaque dimanche commémorait la Résurrection, chaque samedi devait rappeler le séjour du Christ au tombeau.

Saint Sylvestre mourut à un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria (31 décembre 335), devenant un des premiers saints canonisés sans avoir subi le martyre.

Mais bien évidemment, comme les saints se bousculent au Paradis, vous pouvez aussi avoir une pensée pour...

Bienheureux Alain de Solminihac, Evêque de Cahors (+ 1659). Evêque "malgré lui", Alain de Solminihac aura pendant les 21 années de son épiscopat une préoccupation essentielle : introduire et faire appliquer dans le diocèse les décrets du concile de Trente. Pour cela il sera évêque "itinérant", accordant beaucoup de soin aux visites pastorales. Jean-Paul II le béatifia en 1981.
Sainte Colombe, Vierge et martyre à Sens (+ 274). Jeune fille de la région de Sens en Bourgogne, elle mourut pour sa foi et dont la vie est toute résumée par ce don d'elle-même au Christ. Elle fut très honorée au Moyen Age à Paris.
Saint Cyriaque de Bisericani, (+ 1730) Moine depuis sa jeunesse dans ce monastère de Moldavie, il y progressa dans la patience, l'humilité et la sainte charité. Puis il se retira dans une grotte de la montagne, habillé comme le lys et l'herbe des champs, s'exposant sans habit aux rigueurs du climat, hiver comme été, pour témoigner du total détachement des biens de ce monde, n'ayant comme protection que l'invocation continuelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Saint Festus (5ème s.) Evêque de Valence, il connut les invasions des barbares dont le chef Chrocus voulut faire apostasier les fidèles. Ils refusèrent, la ville fut mise à feu et à sang, et de nombreux fidèles, avec saint Festus, furent impitoyablement massacrés. Ils sont désormais honorés comme martyrs de la foi.
Bienheureux Garembert (+ 1141) de l'Ordre des Prémontrés, il fonda le monastère du Mont-Saint-Martin dans le diocèse de Cambrai.
Saint Gélase (5ème s.) Moine en Palestine, il sut résister à la pression des évêques partisans de l'hérésie monophysite. Chassé de son monastère, il s'imposa par son attitude de charité. Si grande était la vénération du peuple à son égard, qu'il ne lui fut fait aucun mal.
Saint Jean Francois Régis (+ 1640) Né près de Narbonne, il entra chez les jésuites de Béziers d'où il fut envoyé au Puy. Il se consacra alors avec succès à la prédication ce qui lui mérita le titre d'apôtre du Velay et du Vivarais. Il mourut, épuisé de fatigue et de froid au cours d'une mission à La Louvesc dans le Massif Central français.
Saint Marius ou Maire (+ 596) . Evêque d'Avenches-Lausanne en Suisse. Il était originaire d'Autun et c'est sous le titre "d'évêque d'Avenches" qui appartenait au royaume de Bourgogne, dans le canton de Vaud, qu'il signa les actes du Concile de Mâcon en 585. Sa ville fut détruite par les invasions barbares et il dût s'établir à Lausanne. On lui doit une "chronique" qui nous éclaire sur les rois francs, goths et bourguignons de son époque. On lui prête d'autres écrits, mais nous n'en avons pas les textes. Il fut un évêque attentif et secourable à toutes les misères d'une époque marquée par tant de dévastations.
Sainte Mélanie la Jeune, Fondatrice de monastères, recluse au mont des Oliviers (+ 439) A quatorze ans, cette jeune aristocrate romaine épousa son cousin Pinien qui en avait dix-sept. Dix ans plus tard, ils perdirent leurs deux enfants et décident d'un commun accord de suivre les conseils évangéliques. Riches, ils liquident tous leurs biens et quittent Rome peu avant qu'Alaric vienne la piller. Ils se retirent d'abord en Sicile puis à Thagaste dont le diocèse a pour pasteur un ami et voisin, saint Augustin, évêque d'Hippone. Ils y amènent avec eux quinze eunuques et autant de servantes. Toutes les terres de Thagaste leur appartiennent. Les fidèles veulent que Pinien soit leur évêque, car ce serait la fortune assurée pour la communauté chrétienne. Mais Pinien et Mélanie s'en vont à Jérusalem. Pinien y meurt en 432, Mélanie fonde un monastère non loin du lieu de l'Ascension, sur le Mont des Oliviers. Elle y meurt, de retour de la fête de Noël à Bethléem.
Sainte Offa (+ 1070) Abbesse bénédictine de l'abbaye Saint-Pierre de Bénévent en Italie.
Bienheureux Pierre de Subiaco (+ 1003) Vingt-deuxième abbé de Subiaco, il eut les yeux crevés sur l'ordre du baron de Monticello parce qu'il avait défendu les droits de son abbaye. Il mourut en prison et, pour cela, il est considéré comme un martyr.
Saint Pinien (5ème s.), époux de Sainte Mélanie la Jeune
Saints Savinien et Potentien (+ v. 300)dont la venue en Gaule à l'époque apostolique est plus légendaire qu'historique. L'Eglise des Francs cherchait ainsi une sorte de "certificat d'ancienneté" en reportant au 1er siècle une évangélisation faite plus tardivement. Mais le culte des saints Savinien et Potentien est mentionné dans les martyrologes de Meaux, Sens, Nevers, Paris, Poitiers, et au 31 décembre au martyrologe romain et au martyrologe d'Autun.Savinien aurait été le premier évêque de Sens, il y est fêté le 19 octobre, Potentien lui aurait succédé.
Saint Théophylacte (+ 1126) Elevé à Constantinople où il fut clerc de la grande église Sainte Sophie, il fut sacré évêque et envoyé contre son gré à Ochrid où il gouverna avec sagesse l'Eglise bulgare pendant vingt-cinq ans. Théologien et orateur d'une culture exceptionnelle, il reste de lui nombre d'homélies et un commentaire du Nouveau Testament, inspiré de saint Jean Chrysostome.
Saint Zotique (4ème s.) Originaire de Rome, Zotique, ou Zôticos, aurait accompagné l'empereur Constantin en Orient pour la fondation de Constantinople. Quoi qu'il en soit, il est très proche de l'empereur. Il est surnommé "le nourricier des orphelins", car il avait fondé non seulement une léproserie, mais aussi un hôpital et un hospice pour les vétérans et les vieillards. Après la mort de Constantin, des jaloux des privilèges de Zotique durant le règne précédent, le dénoncent à l'empereur Constance pour malversation. Celui-ci condamne Zotique à mort et le charitable est écartelé par des mules. Après le martyre, l'empereur se repent, reconnaît publiquement la sainteté du martyr et fait construire une léproserie impériale qui aura une longue destinée.

Pour les étrennes (et après): Le blé, le sucre et le charbon...


"Le blé, le sucre et le charbon", vaste programme! Pourtant la question des "parlementaires du Nord et de leur action, 1881-1889" n'a pas effrayé Francis Przybila. L'ouvrage est conséquent et offre un éclairage nouveau sur les parlementaires du Nord durant les 3e et 4e législatures, avec leurs spécificités économiques, leurs stratégies matrimoniales et politiques, les origines de leur fortune. On assiste donc aux grands débats des débuts de la IIIe République (née des textes constitutionnels de 1870 à 1875). C'est donc un vaste portrait de département, vaste mais précis que l'auteur livre au travers de la synthèse d'une thèse de doctorat soutenue en 2007. Outre l'action parlementaire pure, il livre de nombreux documents généalogiques, de tableaux de synthèse et des analyses appronfondies. Les institutions ne s'y sont d'ailleurs pas trompées puisque les travaux de Francis Przybila ont été couronnés par le prix de thèse de l'Assemblée nationale en 2005...
Incontournable donc difficile de ne pas l'avoir sur le chevet si vous voulez bien connaitre l'histoire du Nord...
.
collection "Histoire et civilisations"
Editions Septentrion
448 pages, Villeneuve d'Ascq, 2007,
ISBN 978-2-85939-980-1
prix : 23 €

A propos des Oisivetés


Il semble sorti tout droit des rayons de la collection Bouquins mais c'est une erreur de le croire. Le beau livre "Les oisivetés de Monsieur de Vauban" est un incontournable qui doit trôner en bonne place dans toute bibliothèque. Enfin, une belle édition intégrale des Oisivetés de Vauban est disponible. Etabli sous l'égide de Michèle Virol, par ailleurs auteur d'une excellente biographie du poliorcète, l'ouvrage offre 638 pages de réflexions intenses nées des voyages, des chantiers et des guerres menées par l'ingénieur morvandiou... Jamais publiés en intégralité, les textes de Vauban sont autant de pistes que l'Ancien régime n'a jamais creusé et sont de précieux témoignages sur la France de Louis XIV. Chaque mémoire est présenté et annoté par des historiens spécialistes de la question, et ce qu'il s'agisse des traités sur l'attaque ou la défense des places, l'élevage du cochon, la guerre de course ou encore les réformes fiscales, telles la Dîme Royale qui lui valut de tomber en disgrâce... A posséder, lire et relire...
.
"Les oisivetés deMonsieur de Vauban", éditions du Champ Vallon, 638 p. + planches HT couleurs , SEYSSEL, 2007
ISBN 978-2-87673-471-5
44 euros
diffusion Harmonia Mundi
.
note : si vous le pouvez, préférez la version coffret, la couverture est si fine qu'il serait dommage d'abimer telle merveille...

Franchement, les pouvoirs publics pourraient s'inspirer de ce designer... Déjà, côté hygiène, les édicules ne sont pas nombreux, quand on en trouve, ils sont tristes ou malodorants, avec des dames-pipi - pardon - des chargées de miction qui semblent s'ennuyer... Alors mettons un peu de fantaisie dans ce monde-là ! Personnellement, je sais déjà lequel je choisirai !

Prévoyant...Histoires du Nord vous adresse ses meilleurs voeux pour l'an neuf qui approche...

Comme tout le monde, je risque d'être moins présent sur le réseau avec ces fameuses fêtes de fin d'année qui approchent à la vitesse d'un cheval au galop... Alors que peut-on souhaiter?

On ne vous fera pas le coup de la santé, de la paix dans le monde et de la prospérité, tout le monde le fait...

Non, soyons plus originaux...
Alors...

Pour les lecteurs mariés, paix et joie dans votre couple,
Pour les divorcés, que la procédure se passe vite et bien sans heurts et que votre ex ne vous harcèle pas ni pendant, ni après,
Pour les célibataires, que vos nuits soient douces et vos journées pleines de sourires plaisants...

Après tout, on n'a qu'une vie, alors autant qu'elle soit soit douce, empreinte de sensualité, emplie de calme et de volupté...
En deux mots comme en cent: MEILLEURS VOEUX !

record battu

585 pages téléchargées dans la journée du 29 décembre... Félicitations et merci de votre confiance

samedi 29 décembre 2007

derniers jours de fête...


Et bientôt, retour au quotidien où chaque jour se fond dans le suivant...

Alors que certains se retournent les sangs sur les manèges à sensations, d'autres préfèrent les safaris familiaux...

Même sur le champ de foire de Dunkerque, on n'échappe pas aux mythes...

Besoin de se tournebouler la tête? Déjà, la montée est verticale, dans le noir, seulement guidé par la lumière à la sortie de la colonne... Puis vient la descente en vrille et les secousses de l'arrivée... Toujours tentés?

La belle aimerait-elle les sensations fortes? Le sourire imperturbable, les yeux pétillants, elle attend que le manège prenne son élan tandis que son cavalier, fermement accroché au bastinguage de sa nacelle, s'attend à être assimilé à un prunier tant il va être secoué!

Dure, l'accélération !

Fin du tour de manège, bien secoués, les regards sont parfois un peu troublés mais en ressortir peu abasourdi est souvent une grande victoire.

Renversante situation où les coeurs passent des talons à la gorge... Pas facile la vie des usagers de manèges de Dunkerque...


La tête à l'envers, pleine vitesse, secoués comme des pruniers... Et dire qu'il y en a qui font ça pour leur plaisir...

Charme désuet des autos tamponneuses, nez à cul, attendant que les jeunes viennent les conduire de façon désordonnée.

Vu la tête de Scratch, faut-il y voir des "propostions coupables"? Il s'en passe de drôles à la foire aux manèges de Dunkerque...

Les fêtes ne sont pas encore terminées que déjà Jean Bart semble regarder au loin, vers le large et se détourne de ces festivités familières.

avec quelques mots...

Il est des textes que l'on aimerait avoir écrit et que l'on osera jamais servir à celles que l'on désire, pour ne pas les souiller, pour ne pas les abimer, pour leur garder une sorte de Virginité, comme "Le Nouveau Monde" de William Sheller... et qui viennent à l'esprit quand la belle est indifférente ou, pis, vous laisse espérer pour mieux partir au bras d'un autre...

Vous qui restez si bien de glace
Souffrez que mes mots dépassent
Le peu de raison que je tienne
Quand vous laissez ma peine
En disgrâce
Devant votre indifférence
Je perds un amour immense
Pour lequel j'avais au départ
Comme au jeu de hasard
Peu de chance

Long est le chemin
Qui me mène vers le nouveau monde
Aussi longue est la nuit
Qui me fait penser à vous

Même les Princes des Maisons de France
Avec leurs magnificences
N'égaleront jamais en vous
Cet orgueil qui se joue
D'insolence
Des opéras de misère
Vous feront gloire de l'enfer
Où je vais tomber à genoux
En découvrant le goût
De l'absence

Un ciel chargé, une onde calme, un vent absent et le Princess Elizabeth qui dort dans l'arrière-port, coincé entre la faculté et le vaste batiment de la Communauté Urbaine, sans que rien ne vienne perturber le tableau... Que réclamer pour une belle journée hivernale ?

vendredi 28 décembre 2007

aux couleurs du Roi

Le Royal des Vaisseaux, mon fier régiment, quand les uniformes n'étaient pas encore soucieuses de camouflage et de répondre au fameux FOMECBOT que l'on nous assénait pendant l'instruction. Blanc immaculé, comme le drapeau de la compagnie colonelle, aux couleurs du Roi, vainqueur des Espagnols dans la campagne de la guerre de dévolution et fit de nous, bien malgré nous, Français et rempart pour la sauvegarde de Paris.

Une idée d'étrennes... Le Nord-Pas-de-Calais à tire d'ailes

A découvrir :
Depuis plus de 10 ans, Philippe Frutier parcourt la région Nord Pas-de-Calais aux commandes de son ULM, un œil sur l’horizon, l’autre dans le viseur de son objectif, à la recherche de l’angle de vue qui donnera à ses commanditaires (aménageurs, développeurs, gestionnaires de ressources, urbanistes…) la représentation la plus fidèle de leur territoire. Au fil de ces repérages, le parcours du pilote rationnel se laisse régulièrement entraîner par les charmes du détour poétique et l’œil du technicien cède la place à celui de l’artiste.
Descriptif : Format 24 x 34 cm. 144 pages sur papier couché satiné 170 g. Couverture semi-rigide. 200 photographies. Prix public : 30,00 euros.

plus de détails sur son blog : http://5962tiredaile.canalblog.com/
le bon de commande est téléchargeable sur le site http://www.survoldefrance.fr/ pour acquérir l'ouvrage directement auprès de l'éditeur...

jeudi 27 décembre 2007

Plus que quelques jours avant de changer - enfin - d'année, d'inscrire sur les agendas un nouveau millésime et partir vers de nouvelles aventures...


A l'heure où nous vivons dans un village planétaire, où les distances s'effacent, où les cultures se gomment, il est bon d'éduquer les enfants aux merveilles des racines dès le plus jeune âge.

Envie de moins d'artifices, de plus de vie...

douceur des formes, volutes des broderies, des fleurs pour les fêtes ?

L'heure des cadeaux est passée... dommage...

douceur des yeux et des traits dans un silence immuable et éternel...

du côté de la Piscine de Roubaix

ROUBAIX L’atelier Bouchard arrive.
– L’atelier parisien du sculpteur, maître du style art déco, Henri Bouchard (1875 - 1960) sera reconstitué à l’identique en 2011 dans le cadre de l’extension programmée du musée La Piscine à Roubaix. Il ouvrira ses portes lors du 10e anniversaire du musée d’Art et d’Industrie. En attendant, les 1 400 oeuvres qui composaient à Auteuil, dans le cadre unique d’une maison de campagne en ville, l’atelier Bouchard, sont arrivées à Roubaix et déballées pour leur restauration. Le concours d’architectes (extension du musée et reconstitution de l’atelier Bouchard) sera lancé en avril 2008

in LA VOIX DU NORD, édition régionale du 27 décembre 2007

ALERTE : Parce que le probleme peut tous nous concerner

ALERTE
Quand les prédateurs du net tissent leur toile, méfiance...

Noël est passé. Vous avez été nombreux à déposer au pied du sapin du matériel informatique, des disques durs ou des webcams, comme en demandent de plus en plus d’ados se réfugiant sur le net. Pourtant, il faut être prudent. Des cas récents de pédophilie via le web prouvent que, s’il ne faut pas parler aux inconnus dans la rue, il ne faut pas non plus répondre à n’importe qui sur internet. Petit guide

PAR SAMUEL COGEZ lille@lavoixdunord.fr
ILLUSTRATION ACTION INNOCENCE
Il y a quelques semaines, dans l’Arrageois. Au bout de la souris, deux personnes discutent sur un chat privé. D’un côté, une jeune adolescente qui, depuis plusieurs mois, se figurait que son amie virtuelle était une fille de son âge. Erreur. Il s’agissait d’un homme d’environ 25 ans. Après avoir gagné sa confiance, il vient de passer à l’offensive. Il a tombé le masque et exige de sa proie qu’elle se mette toute nue devant la webcam, sans quoi il prévient ses parents pour tout leur raconter… Dans cette affaire récente, les gendarmes ont heureusement pu intervenir, notamment parce que la jeune ado s’est confiée à ses parents… après avoir cédé.

Mais pour un cas comme celui-ci, combien de filles ou de garçons se trouvent piégés ? Difficile à dire, loi du silence oblige. Si les cas de pédophilie sont marginaux sur la toile, il convient d’être prudent car cela n’arrive pas qu’aux autres.C’est le message que tentent de faire passer de nombreuses associations qui militent sur le net, mais aussi les cybergendarmes de la cellule d’investigation criminelle du Pas-de-Calais. Leur hantise : «le grooming». Autrement dit le fait d’hameçonner une jeune fille ou un jeune garçon sur internet.Rien de plus facile. Il suffit de s’inscrire sur un forum ou un chat pour ados, ou même de fureter sur leurs blogs (le site skyblog, par exemple, dispose d’un moteur de recherche), pour en apprendre beaucoup. C’est le point de départ du grooming.«Ils mettent en confiance, en se faisant passer pour un ado, ou même un enfant. Ils parlent de la pluie et du beau temps, des problèmes des ados, de leur mal-être ; ils sont très avertis, pour certains, et cette phase de grooming peut durer de nombreux mois», commentent Laurent Frappart et David Cassel, de la gendarmerie. «Ils ne lâchent pas leur proie comme ça, précisent les deux gendarmes. Ils ont beaucoup d’attentions, offrent des cadeaux. Au début, ce sont des peluches, ensuite cela peut aller jusqu’au string.» Il ne faut pas non plus se voiler la face. L’attirance des pédophiles pour le net est aussi liée au fait que de plus en plus de jeunes filles «jouent» avec leur image, pour ressembler à des femmes. «Certaines, âgées de 11 ou 12 ans, se mettent à nu de plus en plus tôt sur leur blog, prennent des poses provocantes, le rapport au sexe est complètement biaisé», ont constaté les gendarmes, qui évoquent la liberté totale dont jouissent certains mineurs sur le net, à l’insu des parents. À tort. L’éducation est aussi indispensable sur le web. Les prédateurs y sont bien réels. •

In LA VOIX DU NORD, édition de Lille du 27 décembre 2007

mardi 25 décembre 2007

On va céder à la tradition


Joyeux Noël à tous et toutes et si vous ne passez pas sur ces pages d'ici là, bonnes fêtes de Nouvel An!

dimanche 23 décembre 2007

pour rompre la grisaille hivernale

Un petit souvenir d'été ensoleillé pour oublier les petits matins gris...

Noël J-1


Premier Noël célibataire ? Que peut-on bien souhaiter trouver dans ses petits souliers?
Bonnes fêtes de la Nativité aux membres du Club des Joyeux Divorcés - section des Flandres...

inquiétudes légitimes aux Canonniers Sédentaires

Menaces sur l’avenir du musée des Canonniers ?

L’interrogation est presque superflue. Des menaces sur le musée des Canonniers, il y en a, d’évidence. «Sur la forme qu’elles prendront, ce sera au conseil d’administration de décider , explique son président, le colonel Jean-Marie Lesaffre.
L’affaire a été déclenchée il y a moins d’un mois, quand le musée a appris que les recrutements d’animateurs, jusqu’alors financés dans le cadre des emplois aidés de l’ANPE, ne seraient plus possibles.

Réductions des crédits.
Jusqu’à ce jour, ce petit et très historique musée – héritier d’une unité militaire lilloise honorée par le Premier consul Bonaparte (1803), elle-même plongeant ses racines dans un bataillon créé à la fin du XVe siècle –, fonctionnait en grande partie grâce à ces animateurs qui pouvaient assurer visites guidées, animations et autres activités d’éveil propres à un musée. «Des gens recrutés à haut niveau, bac + 4 minimum, qui, une fois le contrat terminé, pouvaient passer des concours de la fonction publique ou bien enchaîner sur des CDD et des bilans de compétence», précise Jean-Marie Lesaffre. Grâce à eux, le musée pouvait accueillir des visiteurs du lundi au samedi.Tout cela semble aujourd’hui compromis. Le musée, totalement privé depuis le désengagement de l’armée (1998), ne fonctionne qu’avec un budget limité, la disponibilité des quelques bénévoles qui s’en occupent avec passion ayant forcément des limites. Des projets de développement, avec aménagement de nouvelles salles pour les recherches ou la documentation, ont été récemment bouclés et budgétisés : 811 000 E... à trouver. Sans oublier les urgences : le cénotaphe et la tenue du général Négrier, illustre héros lillois, par exemple, sont passablement abîmés et exigent une rénovation (coût estimé : 12 000 E).

Pièces rares

«Nous savons que nous sommes les dépositaires d’un patrimoine parfois un peu méconnu, parfois un peu oublié, mais néanmoins important, tant pour l’histoire militaire française que pour le patrimoine lillois», assure le colonel Lesaffre. Et de rappeler que les deux seuls canons Gribeauval – ingénieur français à qui l’on doit l’avancée la plus fondamentale de l’artillerie au XVIIIe siècle – sont ici, à Lille. Celui conservé aux Invalides est abîmé. «En 1989, le président Mitterrand voulait les rapatrier à Paris, on s’est battu pour les garder !» Le dernier fait d’armes des Canonniers remonte à 1940, dit-on, quand les artilleurs lillois ont descendu douze avions allemands en comptant 10 % de pertes dans leurs rangs...Le musée des Canonniers a fermé hier pour deux mois. Il doit normalement rouvrir mi-février. Le conseil d’administration de janvier décidera dans quelles conditions.
• J.-M. D.

In La VOIX DU NORD, édition de Lille du 23 décembre 2007

les leçons d'espoir : la fraternisation de Noël

de la revue 'La Grande Guerre du Xxe Siècle' No. 11
'une Trêve Entre Tranchées Ennemies'

Noël 1914

Les communiques officiels des belligérants ont montré que, loin de s'arrêter, la lutte avait été plus vive encore peut-être en cette fête de la naissance du « Roi pacifique ». Il n'y eut donc pas de trêve générale.
Pourtant certains récits du front ont fait connaître qu'une espèce de convention tacite fut conclue entre certaines tranchées adverses et que l'œuvre de mort fut suspendue à Noël 1914. En voici un exemple: cette lettre a été écrite par un collaborateur de la République de l'Isère.

Front Nord, 26 décembre 1914. - Je vous ai laissé, hier soir, vers minuit, car j'avais été invité à un plantureux réveillon par des sous-officiers d'infanterie. Jusqu'à a heures du matin, nous avons fait bombance et chanté autour d'une longue table dressée dans une chambre de chauffe, salle souterraine de 7 à 8 mètres de long sur 2 de large, creusée dans l'épaisse couche de terre glaise et couverte au moyen d'énormes madriers, de portes, de volets, de fagots, de paille et de terre. A minuit presque simultanément, comme si l'on, se fût accorde sur l'heure, une pièce de ma batterie et une pièce allemande ont tiré douze coups.

Du côté de S..., à 800 mètres au nord de mon poste, un quinquagénaire grisonnant, engagé pour la durée de la guerre, est allé planter un immense drapeau tricolore dans les réseaux de fils de fer allemands. Il n'a pas essuyé un seul coup de mauser, car les Boches faisaient, paraît-il, une ripaille effrénée et ne s'inquiétaient pas des Français.

Un adjudant nouvellement promu et un patrouilleur audacieux ont planté près du drapeau un superbe pin orné de rosés en papier: ils ont pris soin d'adapter au tronc de cet arbre de noël singulier un fil de fer aboutissant à un grelot dans une tranchée française. Si quelque Boche prend l'idée d'arracher le sapin, il fera bien de prendre certaines mesures de prudence!

À F..., toujours près d'ici, nos fantassins se sont montrés beaucoup moins machiavéliques; hier matin, l'un d'eux a brandi un drapeau blanc au-dessus de la tranchée; les Boches ont répondu de la même manière. Comme les tranchées sont à 80 mètres les unes des autres, un dialogue s'est établi en français. Il a été convenu que de chaque côté cinq hommes sortiraient de la tranchée et se rencontreraient en avant du réseau de fils de fer français.

Les Boches sont sortis les premiers. Les dix hommes se sont serré la main et ont échangé du chocolat contre des cigarettes. Sous les regards curieux de leurs camarades restés dans les tranchées, ils ont conversé quelques instants; de part et d'autre on tenait à fêter la Noël en toute tranquillité; d'un commun accord il a été décidé que l'on ferait trêve de coups de fusil pendant quelques jours. Au cas où, sur l'ordre des officiers ou par suite d'une relève des contractants, l'un des deux camps voudrait rompre la trêve, un coup de fusil devrait être tiré en l'air.

Depuis hier, le pacte a été fidèlement observé; ce matin une nouvelle rencontre a eu lieu entre les deux tranchées; les Allemands ont apporté aux Français deux bouteilles de Champagne d'excellente marque. Le notaire et le médecin de F... devaient avoir des caves bien garnies.

H. A. P.
République de l'Isère. 6 janv. 1915

samedi 22 décembre 2007

A Ploegsteert (B), Noël dans les tranchées

C'est à la reconstitution de la trêve de Noël qui s'est déroulée entre les soldats Français, Britanniques et Allemands le soir du 24 décembre 1914, que les adhérents du Comité de la bataille du canal de Comines (B) et de l'Entente des associations patriotiques de Comines-Warneton (B) nous invitent aujourd'hui encore. Deux tranchées ont été creusées chemin du Mont de la Hutte à Ploegsteert (B) près d'Armentières. A 11 h 30, l'abbé Cardinael bénira les lieux; les soldats seront pour les visiteurs jusqu'à 16 h.

« Claude Prouvoyeur voudrait qu’on reconnaisse son action »

Il y avait bien une vie avant le 19 mars 1989.
Parce qu’il se doutait bien que les Dunkerquois finiraient par devenir amnésiques après trois mandats de Michel Delebarre, Claude Prouvoyeur a demandé à Jean-Claude Gabant, ancien journaliste à «La Voix du Nord», d’écrire sa biographie. «Claude Prouvoyeur, l’homme du Grand Dunkerque» est un livre riche, documenté, chronologique, loin du règlement de comptes redouté.

L’information plus que l’émotion. La réalité avant l’amitié. Le factuel plutôt que le sensationnel.

Quand Jean-Claude Gabant se penche sur le cas Claude Prouvoyeur, les 350 pages défilent comme un cours de politique à la sauce dunkerquoise. À croire qu’il a voulu compiler les archives électorales et les coupures de presse pour mieux décrypter l’histoire, mieux comprendre le parcours d’un homme qui n’aurait jamais été «déboulonné» par un socialiste en 1989 si celui-ci n’avait été un homme de la trempe (ministérielle) de Michel Delebarre.



Les initiés ressasseront des souvenirs qui n’ont jamais été enfouis. Les autres ont droit à la copie d’un cours magistral comme on les digérait sur les bancs de la fac. Jean-Claude Gabant s’évertue à détailler les réalisations du maire qui dirigea Dunkerque de 1966 à 1989, mais aussi ses combats, ses alliances, son enfance heureuse, son adolescence perturbée par la guerre, sa famille, son choix pour Dunkerque, la fermeture des Chantiers de France, «la» défaite de 1989.

La croisade pour le «Grand Dunkerque» est un morceau de choix de l’ouvrage. Avec toute la puissance de La Voix du Nord et de Marc Burnod, Jean-Claude Gabant raconte les fusions avec Malo, Mardyck, Rosendaël. Le climat était aussi passionné qu’en 2004, lorsque le projet de rapprochement avec Saint-Pol et Fort-Mardyck échoua.Jean-Claude Gabant, dont l’épouse Jacqueline affrontera Michel Delebarre en mars prochain, n’a «pas voulu sortir un brûlot avant les municipales». Il écrit avoir répondu simplement aux attentes de Claude Prouvoyeur : «Il lui arrive assez souvent de comparer l’action de la nouvelle municipalité à l’ancienne et cela renforce, à chaque fois, sa conviction d’avoir, en définitive, bien travaillé pour Dunkerque. Il voudrait aujourd’hui qu’on reconnaisse son action. N’est-ce pas compréhensible?» •

D. DUP.

Claude Prouvoyeur dans le texte...
Dans son livre, Jean-Claude Gabant a repris de nombreuses citations de l’ancien maire. Morceaux choisis…
> Ses enfants.- «J’avais entendu dire que sur six naissances dans le monde, il y avait un Chinois. C’est pourquoi j’ai préféré m’en tenir à cinq».
> La gauche.- À propos de ses relations avec le milieu portuaire ouvrier : «C’est à gauche que j’ai eu les amis les plus sûrs, et j’en ai encore». Ou encore : «Je fais une politique de gauche ! Plus social que moi, il n’y a pas»
> La Communauté urbaine.- «Elle était, au départ, un palier pour arriver au Grand Dunkerque, une avancée vers un regroupement communal, mais ça a été complètement dévoyé de son objectif initial pour devenir une collectivité d’une pesanteur démocratique incroyable».
> Protocole.- En s’adressant à François Mitterrand, qu’il reçoit le 25 avril 1983 : «En vous recevant, nous voulons effacer, par un comportement exemplaire, l’attitude d’autres élus qui, il y a 18 ans, refusaient de se déplacer pour accueillir à Dunkerque le général de Gaulle, alors président de la République».
> Vérité.- «Je ne regrette rien. Si faire de la politique, c’est dire aux autres ce qui leur fait plaisir, alors j’ai été un très mauvais politique car j’ai toujours dit ce que je pensais.»
> Chantiers de France.- En 1986, il avait mis publiquement se démission dans la balance de la fermeture : «On m’a découragé en haut lieu en me promettant une zone d’entreprises si je ne démissionnais pas. Cette zone d’entreprises devait créer des milliers d’emplois, mais me faire perdre le mien.»
> Héritage.- «Bien que je sois à l’origine de la zone d’entreprises, c’est Delebarre qui a poussé son cocorico en coupant les rubans d’inauguration».
> Parachutage.- «En 1989, Delebarre, c’était l’exocet destiné à me foutre en l’air».
> Faites vos jeux.- «Heureusement que le "gangster" était là car les Dunkerquois n’aurairent pas de casino aujourd’hui et la ville n’aurait pas les recettes conséquentes que cet établissment procure».
> Voyage.- «Michel Delebarre, c’est le Christophe Colomb de la politique. Quand Christophe Colomb est parti, il ne savait pas où il allait. Quand il est arrivé, il ne savait pas où il était. De toute façon, il s’en fichait puisque ce n’est pas lui qui payait le voyage». •


> «Claude Prouvoyeur, l’Homme du Grand Dunkerque» par Jean-Claude Gabant (éditions J. Cégé). 25 E.
Disponible par souscription uniquement.
Renseignements au 03 28 20 35 58.

In LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque du 22 décembre 2007


Plus haut dans le ciel, levant les yeux, l'on croise dans l'éther la gardienne fidèle de nos nuits. Sélène se tient là, calme, sereine, suspendue au dessus des campagnes endormies et des villes calmes, brillante dans le ciel telle un bijou unique sur une peau dénudée. Elle veille sur les nuits sombres et solitaires, et telle l'oeil de Polyphème, vous surveille.

Et les objets les plus anodins se changent en de nouvelles sculptures où le hasard des formes créé des volutes inédites en brillants éphémères.

Curieux comme l'hiver surprend le regard, perturbe les sens. Les arbres, d'ordinaire si sombres, étendent leurs ramures blanchies telles un sépulcre, dessinent des trajectoires froides, s'entourent d'un halo. Chaque coup de froid est l'occasion d'un nouveau tableau qui surprend le promeneur...

Rien de moins que le froid qui change l'aspect des choses les plus anodines, renouvelant sans cesse le spectacle de la nature.

Le froid offre de nouveaux bijoux à la nature endormie...

Et quelques degrés peuvent tout changer. Passé sous la barre du zéro, l'échelle des températures joue des tours au promeneur. Un blanc manteau de givre habille les arbres, couvre les feuillages d'une gangue blanchâtre qui gomme les couleurs, dessine de nouveaux sentiers. Le silence se fait, à peine perturbé par le chant des oiseaux qui jouent dans un paysage blanc, L'herbe, d'ordinaire si verte, se mue en un désert blanc. Ce n'est pourtant que le gel, pas encore la neige, qui rappelle que le Général Hiver vient de prendre ses quartiers près de chez vous.


A tire d'ailes...

Le soleil agonisant des derniers jours de décembre joue dans les ramures dénudées des arbres qui pointent vers le ciel. Pas un mouvement, pas un souffle ne vient troubler le calme vespéral. La sérénité peut alors envahir le promeneur surpris par la quiétude des lieux.


La glace formée ces derniers jours offre de nouvelles berges pour les jeux des oiseaux.

Quelques jours de gel intense et l'eau de l'écluse Jean Bart, à Saint-Pol-sur-Mer, peut devenir une nouvelle piste de jeux.

vendredi 21 décembre 2007

dans les brumes de la Mer Germanique


Désolé mais je préfère user de l'ancien nom... Mer du Nord, ça fait trop froid, trop extrême... Notre ami Jean-Luc Delaeter, le Ouesbmestre de sous-mama.org était en goguette digue du Break, sur l'ancienne plage de Saint-Pol. Promenade surprenante où le sable se couvre de givre et de glace, s'offrant un blanc manteau hivernal, où les vagues viennent de drosser sur le musoir et les flancs de la digue et, dans une ultime plainte, s'étouffent dans le silence ouaté d'une nature endormie. impossible de résister à la vision peu commune des vagues de sable immaculées, sur la vue des promeneurs et sur une mer au spectacle sans cesse renouvelé. Merci Jean-Luc pour ce spectacle qui offre un peu de sérénité dans notre monde agité...

Education Nationale dans l'Acédémie de Lille: le scandale continue

Près de 700 postes en moins dans l’académie à la rentrée 2008

Selon le projet ministériel de carte scolaire, l’académie devrait perdre 687 postes. Les syndicats dénoncent.Triste habitude.
L’académie de Lille perdra 687 postes à la rentrée prochaine dans les collèges et lycées. 452 suppressions sont justifiées par la pure et simple baisse de la démographie. Quant aux 235 autres postes, ils seront remplacés par une enveloppe d’heures supplémentaires distribuée aux enseignants volontaires, selon la logique sarkozienne du «travailler plus pour gagner plus». C’est la conséquence de la loi de finances 2008, qui supprime quelque 11 200 postes dans l’enseignement public et privé, un tiers des sommes étant redéployées sous forme d’heures sup : pour améliorer le pouvoir d’achat.L’académie de Lille, qui avait déjà vu disparaître 700 postes en 2007, est la plus saignée devant Créteil (637 postes en moins) et Versailles (578 postes supprimés). Cette annonce sera officialisée aujourd’hui lors d’un comité technique paritaire ministériel à Paris.

Dans le primaire, aucune académie ne connaîtra «de retrait de moyens à la rentrée scolaire 2008», a indiqué le ministère de l’Éducation nationale. Parce que les effectifs augmentent. Comme dans le Nord - Pas-de-Calais. Mais il y aura «zéro poste créé, cherchez l’erreur !, s’insurge dans un communiqué Bernard Steelandt, secrétaire régional du SGEN-CFDT, qui voit dans cette annonce « la mise à mort par asphyxie du service public de l’Éducation nationale».
Les syndicats d’enseignants et le conseil général du Pas-de-Calais ont dénoncé ces suppressions, qui touchent une académie parmi les plus mal classées en France, selon un rapport de l’inspection générale de l’Éducation nationale datant de 2006. « Il y aura également 35 suppressions de surveillants.Tout cela s’ajoute aux 3 500 postes supprimés sur les cinq dernières années dans notre académie », soupire Michel Devred, le secrétaire académique du SNES (majoritaire dans le secondaire). « On est bien dans la logique du travailler plus pour gagner plus », déplore Joëlle Théry, du SE-UNSA. Qui positive : «La seule bonne nouvelle est la création de trois postes d’infirmière...»
• NICOLAS FAUCON

In LA VOIX DU NORD, édition régionale du 21 décembre 2007

Valenciennes 2007 : le bouquet final

L’opération «Capitale culturelle régionale» a, au fil de tous les rendez-vous proposés, tenu le pari populaire

Valenciennes 2007, capitale régionale de la culture : l’aventure impulsée par le conseil régional, menée avec la ville de Valenciennes et la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole s’achèvera ce soir, par une grande fête digne du slogan «faire la culture populaire».
PAR MARTINE KACZMAREK region@lavoixdunord.fr

Le final de Valenciennes 2007, ce soir, ne ressemblera pas à celui de Lille 2004. Il aura son caractère à lui, reflet d’une année d’exception. Sa propre marque de fabrique. Elle tient en deux mots : la valorisation des créateurs du cru, d’abord. Ce soir, ce sont Art Zoyd et le Boulon de Vieux-Condé qui seront aux manettes. La volonté aussi de s’inscrire dans la durée. Temps fort du final, l’inauguration du nouveau beffroi de Valenciennes, 45 m de haut. Élevé pour les générations futures.

Le public devrait être au rendez-vous.
Venu de loin parfois, bien au-delà de Valenciennes. Les chiffres de fréquentation déjà connus attestent du succès. Le 20 janvier, l’expo Pharaon dépassera les 90 000 visiteurs. Dix-huit mille spectateurs enthousiastes ont assisté, en juin, au spectacle commun du Cadre noir de Saumur et de l’ONL sur l’aérodrome de Prouvy, archicomplet. En septembre, entre 6 000 et 8 000 Valenciennois ont retrouvé l’ONL sur la place d’Armes, pour un concert festif de plein air. Voilà pour les grosses affiches. Mais Patrick Roussiès, conseiller chargé de la culture à Valenciennes, l’un des moteurs de l’aventure, ne veut pas parler que de la seule fréquentation : «L’important pour nous était d’amener à la culture un nouveau public. D’avoir en tête la dynamique territoriale.»

«Expérimental»
Ce double objectif a été atteint avec le succès de l’expo Trésors de l’enluminure romane, dans la superbe salle des Jésuites de la médiathèque locale. Le sujet, même s’il donnait à voir les plus purs trésors des archives régionales (et locales !) aurait pu ne mobiliser que les érudits. Mais Pharaon a tiré les copistes médiévistes. Plus de 2 000 curieux, aficionados ou néophytes, auront découvert les enluminures en décembre. Au fil des mois, à Valenciennes, s’est tissé un fil d’Ariane entre manifestations de toutes sortes. Le label «Capitale culturelle» a marché. Pourtant «ce que nous avons fait était expérimental», confie Dominique Riquet, maire de Valenciennes. C’est à peine neuf mois de temps que Daniel Percheron a laissé aux acteurs du cru pour dresser la table d’un monumental banquet. «Il a fallu réagir très vite», sourit Patrick Roussiès. «Le concept, j’en suis convaincu, est reconductible», poursuit Dominique Riquet. C’est maintenant Béthune, en 2010, qui devra faire vivre la «culture populaire».

In LA VOIX DU NORD, édition régionale du 21 décembre 2007

Adieu Boulet ou que faire de son alliance quand on vient de divorcer ?

A discuter avec d'autres hommes membres du CJD (Club des Joyeux Divorcés), une question revient régulièrement sur le tapis: que faire de son alliance quand l'on vient de divorcer?

Partons donc du postulat suivant, un futur ou un jeune divorcé, sorti tout chaud du jugement de «liquidation de la communauté conjugale» recherche souvent un peu d’affection ou – n’ayons pas peur des mots – d’activité sexuelle.
Désormais libre ou en passe de l’être il ne va pas non plus se priver.
Ce serait du gâchis !

Il faut absolument qu’il se rassure.

Et comme l’on partira d’un second postulat qui est que chaque divorcé(e) porte une part de responsabilité dans son divorce, il a un besoin irréfragable de se tranquilliser. Il doit donc chercher à plaire sans tomber toutefois dans certains travers, le pauvre hère cherche partout et en toute circonstance le regard des femmes. Un regard qu’il espère bienveillant à défaut d’intéressé… Et évidemment, il passe à la toise…

C’est la problématique de l’alliance qui passe alors au premier plan… et qui lui donne l’impression de se balader avec une enseigne lumineuse, clignotante et sonore accrochée au-dessus de la tête qui dit en toutes lettres qu’il divorce…

Quel souci que cette foutue alliance, soit il la garde, soit il la planque au fond d’un tiroir… Parce que dans tous les cas, elles ne regardent pas que votre tête, votre coupe de cheveux, vos fesses ou votre voiture, elles fixent vos mains en général et vos doigts en particulier !

Option A, il garde son alliance.
C’est que la rondelle de métal précieux a coûté cher car elle apparaissait comme le garant d’être membre de l’honorable société des hommes mariés mais là est le problème, elle orne toujours son annulaire gauche !

Pour la femme qui lui parle, la situation est équivoque. En effet, il a son alliance : est-il marié et ne cherche-t-il qu’une aventure ? Pour certaines, c’est le but avoué, un homme marié ne viendra pas troubler leur quotidien par peur que de porter le scandale dans son propre foyer et elles pourront mener leur double vie conjugale sans inquiétude majeure.

Evidemment, s’il est divorcé, il y tromperie sur la marchandise ! Est-il encore attaché à sa future ex-épouse auquel cas il risque de la gaver en racontant sa vie et ses malheurs (un futur divorcé est rarement totalement heureux) et risque de mener des comparaisons en permanence…

Est-ce que c’est un incurable inconscient qui refuse la situation ? Ici, c’est pire encore, il ne sera jamais disponible pour démarrer une nouvelle histoire, à moins évidemment qu’elle ne cherche qu’une relation éphémère… mais il reste à prouver que ces femmes-là se trouvent facilement…

Option B, il relègue son alliance au fond d’un tiroir…
Messieurs, ne jetez pas votre alliance! Elle peut toujours servir, parfois il y a des femmes qui cherchent des hommes mariés pour leur tranquillité d’esprit et la sécurité de leurs frasques extra-conjugales… et puis, au prix de l’or, autant la faire fondre pour en tirer quelques espèces, ça payera le Mac’do les week-ends où vous aurez votre droit de visite (Pas d’enfants ? Faites vous livrer des pizzas et n’espérez rien à la livraison, ce sont toujours des hommes, les demoiselles c’est pour la vente à emporter !)...

Donc, il balance son anneau au fond d’un tiroir ou pire, comble du mépris pour sa nouvelle situation, il la laisse sur la tablette au-dessus du lavabo de la salle de bains, entre le tube de dentifrice entortillé et le rasoir qui garde toujours quelques poils rebelles.

Pourquoi ? Parce que définitivement lâche ou largué, il attend de la Providence qu’elle décide pour lui en faisant tomber la bague dans le lavabo où il n’ira pas la rechercher, le sort ayant mis un terme à la présence de ce petit objet bien encombrant qui lui rappelle ses engagements précédents…
Un peu de lâcheté n’a jamais fait de mal à personne, non ?

Le souci ici est d’ordre anatomique car, à moins d’avoir été marié peu de temps ou d’exercer une profession interdisant le port de bijou pour des raisons de sécurité, l’alliance – une fois ôtée – laisse une trace. Un sillon marque la chaire, la peau est lustrée et, en été, il porte une marque blanche si les mains ont un peu pris le soleil… Mauvais karma !

Si la dame s’en aperçoit, elle finira immanquablement par se dire que le monsieur en question, sans chercher à savoir les raisons de la séparation, est un « mauvais coup », et pas que sexuellement ! Pour elle, il doit avoir bien des défauts ou être particulièrement insupportable puisque au final, il s’est fait jeter par celle qui s’était engagée pour plus qu’une nuit.

Pire, s’il n’a plus que la marque, c’est que l’alliance est dans sa poche et qu’il est un mari volage… Bonjour les embrouilles ! Et ne tentez pas de masquer la marque par un pansement, c’est encore plus suspect et c’est un truc archi-connu de mari en goguette quand madame est partie en vacances sans lui pour faire prendre l’air aux enfants et qu’il reste seul chez lui où, forcément, il s’ennuie…

Dans les deux cas, il faudra avoir la chance de tomber sur une femme facile ou une nymphomane (ce qui revient un peu au même…) mais sont-elles si nombreuses ? On attend des témoignages… et des adresses (rire nerveux que le lecteur pardonnera)…

Que faire de son alliance ?
Soyons clairs, que vous la gardiez ou pas sur votre annulaire, elles se méfieront toujours…

Il n’y a pas trente-six solutions, investissez dans une chaîne assez fine (trop grosse, ça fait dragueur professionnel) et placez-y votre alliance sur une chemise négligemment déboutonnée mais pas trop, elles n’aiment pas toutes les torses velus, signe que nous les hommes sommes encore un bouillon d’hormones !)…

Avec un peu de chance, elles verront cet anneau porté discrètement portée en sautoir et, si la dame est délicate, elle ne dira rien et vous prendra pour un veuf (de toute façon, vous avez ou vous faites le deuil de votre mariage), elle évitera de vous poser la question…

Elle la pose ?
Restez évasif, ne la détrompez pas… Car dans toute femme se cache une mère… Elles ont un instinct maternel assez développé pour, qu’avec de la chance et un regard de cocker battu, elle ait envie de vous consoler…

Vous l’emmenez chez vous ? Poussez le vice à garder un portrait de Madame votre ex, immédiatement, vous prenez le cadre et le posez à plat, photo contre le meuble… Assez délicat pour ne pas offenser la mémoire de l’absente, vous passerez pour un être raffiné et respectueux, ce que finalement, votre prestation au lit démentira mais là, soyons clair, il sera trop tard…

Et les enfants ? Dans l’immense majorité des cas, ils seront de toute façon confiés à la garde de la mère… Elle demande pourquoi, il y a cette chambre vide emplie de jouets et de peluches (Eh oui ! Le divorcé tente toujours de compenser son absence par de nombreux et coûteux cadeaux que les enfants délaisseront vite pour jouer avec le carton d’emballage).

Continuez à ramer, dites que la douleur est trop forte, qu’ils sont au vert chez les grands-parents ou en internat car vous avez été anéantis par la fin de votre union… Ajoutez des trémolos, dans tout homme se cache un acteur ! 90% de chances qu’elle craque devant votre mine déconfite et pour avoir le droit à la brouette javanaise dans la demi-heure qui suit !

Ces dons de comédien, il faudra de toute façon les travailler pour affronter le juge, le notaire, l’avocat parce qu’il sait que Madame jouera devant eux la malheureuse, l’épouse bafouée, la victime éplorée… Vu de la fenêtre du futur Monsieur-ex, la performance de sa future ancienne épouse, c’est l’ actor studio» !

La concurrence va être rude pour l’Oscar du « faux-cul » !

hold-up J-3


Et oui, dans trois jours, le gros rougeaud va revenir (et pendant ce temps-là, elle fait quoi la Mère Noël, elle tricote des pavés? Ben tiens!) se glisser dans la chambre des petits enfants endormis pendant que les parents finiront de festoyer... Mais, vous, vous n'avez pas l'impression d'un hold-up depuis quelques jours? Avec tout ce que l'on nous propose en repas, banquets, cadeaux, pensez-vous qu'il ne fait pas, ce ruffian nordique, oublier le message de la nativité aux derniers croyants?

toute résistance est inutile

Non, désolé, les puritains ne m'empêcheront pas de vous envoyer vos étrennes. Vous qui avez tant de mal à trouver des fonds d'écran pour les portables 17' panoramiques et qui refusez systématiquement - comme l'humble chasseur d'images qu'est votre humble serviteur - d'user des fonds offerts avec Windows, je vous envoie la belle Chanel27, italienne de rêve que je prefere aux bolides rouges, en taille 1400x900 pour égayer votre espace de travail préféré...
Vous en voulez plus? Alors, rendez-vous sur Regards d'Ailleurs (voir la colonne des liens)

Et en couleurs?


1440 x 900 pour égayer vos portables trop sages...

1440 x 900 parce que les fonds d'écran de windows sont trop tristes...

l'hiver est là, mémoire d'été en 1440 x 900 pour un pc plus ensoleillé...


1440 x 900 et le portable devient plus chaud...

1440 x 900, de belles dimensions pour réchauffer les écrans panoramiques de vos pc...

jeudi 20 décembre 2007

bientôt les fêtes de fin d'année

Et comme nos prédécesseurs, il va falloir assurer... Bon courage à tous...

invasion 40

Juin 40... L'orage d'acier s'est déchaîné sur la côte. Les hommes, harassés par les combats, attendent d'embarquer sur de frêls esquifs. Les bombes pleuvent, les éclats les cernent et la mer se teinte de rouge, portant lescadavres comme les reliques dérisoires des épaves. Plus loin, en arrière, les soldats livrent des combats désespérés à l'image de la résistance opiniatre des marins au Fort Louis de Coudekerque-Branche ou des Tommies sur les murs de Bergues.
La troupe allemande avance, inexorablement, et, comme pour mieux stigmatiser la défaite alliée, prennent des photos pour leurs colections personnelles, pour leurs familles. Dans la banlieue dunkerquoise, très certainement Malo, un des leurs fixe sur la pellicule ces moments de calme après la bataille, quand un épave de char anglais agonise sur le bord de la route face à un cheval qui git dans l'herbe, victime d'un conflit où il n'avait de toute façon plus sa place...