mercredi 29 août 2007

petit message à votre attention ...

Evidemment, ceux qui me connaissent peuvent me joindre pour les urgences traditionnelles sur mon numéro de portable...

Quand Dunkerque a de la Mémoire...


Bien que n’étant pas Dunkerquois, Jean-Claude Lantenois et Michel Chaubiron ont des liens très forts avec la cité de Jean Bart. Le premier parce que son père a été évacué pendant l’opération Dynamo avant d’être fait prisonnier lors de la tentative de contre-offensive et qu’il en a publié le carnet de souvenirs (dommage pour celui qui ne l’aurait pas encore acquis, c’est un témoignage de premier ordre et un monument d’humanité), le second parce qu’il est un vrai passionné d’histoire militaire et un photographe à l’œil aiguisé.
Le duo fonctionne à merveille ! A discuter avec eux, l’on sent la passion et le désir de la faire partager. Dunkerque comme son agglomération valait bien un guide historique et touristique sur les heures sombres de la dernière guerre. Au fil des 111 pages, le lecteur est emmené sur les lieux de ces heures tragiques, grâce à un propos clair et concis et de nombreuses illustrations. Parlons-en des illustrations ! Non seulement, elles sont nombreuses mais elles sont aussi dans leur quasi-totalitéé rares ou inédites. Pour le lecteur d’ailleurs, le livre offre aussi de belles vues des lieux tels qu’ils sont aujourd’hui, livre des regards sur des faits souvent méconnus ou injustement tombés dans l’oubli.
De petite taille, l’ouvrage est indispensable à qui veut se transporter sur les lieux car, si la première partie est consacrée à l’histoire elle-même de l’invasion à la reddition de la «Festung Dünkirchen», la seconde propose quatre circuits à découvrir : l’opération Dynamo, le cordon littoral, la «Grande Poche» durant toute la guerre et «Dunkerque forteresse», dernière ville libérée.

En outre, comme tout guide qui se respecte, il informe le lecteur sur les sépultures militaires et les possibilités d’hébergement. Ce livre, ainsi que l’écrit son préfacier Jacques Duquesne «remplit sa fonction de guide. Il redonne vie à l’Histoire. L’Histoire est un miroir où nous regardons les absents.». Indispensable, donc !

«Dunkerque, 1939-1945, Guide Historique et Touristique», YSEC éditions, juin 2007, 111 pages,

Quasi parfaite, toute de rose vêtue, la lumière se joue des reflets, créé des ombres, suscite des envies en se perdant dans les plis et la soie... Ne manquent que mouvement et parole pour rendrele tableau idyllique...

A l'abri derrière la porte du magasin, elle attend, immobile, rêveuse... Mais les yeux cachés derrière le sombre bandeau offrent une curieuse sensation... La voudrait-on soumise ou attendrait-elle qu'on la surprenne? Comme toujours, avec les femmes comme avec les mannequins, la réponse n'est jamais évidente...

Période faste que celle des soldes où les vêtements les plus improbables sont en première ligne... Reste que trouver une personne aux courbes aussi remarquables que ce mannequin immobile, habillée de la sorte, relève de la gageure... Ne survivent alors plus que les rêves.

Le sacro-saint droit à l'image battu en brèche

par FRANÇOISE DARGENT. - Le Figaro
Les procès gagnés par les photographes illustrent un rééquilibrage de la jurisprudence plus favorable aux artistes.

IL FUT un temps où les anonymes faisaient le bonheur des photographes. Un coup d'oeil sur l'oeuvre de Robert Doisneau ou de Willy Ronis suffit à s'en convaincre. Puis, est arrivé le droit à l'image qui a largement compliqué la tâche des photographes. Rares sont ceux qui, aujourd'hui en France, se risquent à photographier des individus sans leur demander d'autorisation, de peur de se voir traîner en justice. Dans ce contexte, les procès gagnés en mai et juin par le photographe François-Marie Banier apparaissent bien comme une victoire pour les tenants du droit à l'expression artistique et à l'information.

Au coeur des affaires débattues devant le tribunal de grande instance de Paris se trouve son livre Perdre la tête (Gallimard 2005), un ouvrage où se succèdent portraits de personnalités et d'anonymes, sorte de sarabande d'images figurant pour l'auteur notre société actuelle. L'ouvrage a connu un beau succès. Il a déjà été réédité et ce travail a donné lieu à plusieurs expositions dont l'une à Rome à la Villa Médicis. Il a aussi fait l'objet de trois procès ce qui est rare pour un livre d'art. Trois procès que l'artiste et les éditions Gallimard ont gagnés.

Privilégier la liberté d'expression artistique
Le dernier procès qui regroupait conjointement deux plaignantes, s'est tenu le 25 juin dernier, devant le tribunal de grande instance de Paris. Il concernait deux femmes majeures protégées, l'une placée sous tutelle judiciaire, l'autre sous curatelle. Elles apparaissent dans le livre de François-Marie Banier, l'une riant avec un bonnet sur la tête, la bouche grande ouverte, la seconde, en train de grimacer face à l'objectif. L'association espace tutelles qui a saisi le juge en leur nom a dénoncé une atteinte à la vie privée et une atteinte à la dignité. Le tribunal les a déboutées en estimant que les plaignantes n'étaient pas présentées «dans des situations humiliantes ou dégradantes». Il a, au contraire, souligné «l'humanité des personnages, ainsi que celle du regard du photographe qui traite ses sujets avec respect et tendresse». Il a affirmé le fait qu'il convenait de privilégier la liberté d'expression artistique sur le droit à l'image des personnes.

Une précédente plainte avait été déposée par une femme que le photographe avait saisie, assise sur un banc public en train de téléphoner. Cette plaignante a fait valoir le préjudice que pouvait lui causer ce portrait dans «un recueil essentiellement consacré à l'exclusion et à la marginalité». Le 9 mai dernier, le Tribunal de Paris l'a déboutée au motif que «le droit à l'image cédait devant le droit à l'information». Quant au préjudice subi par la plaignante, le tribunal indique n'avoir «aucun élément de nature à convaincre d'un préjudice particulier dont elle aurait souffert autre que les réactions émues de certaines de ses proches de la voir figurer dans un musée des horreurs». La femme a fait appel. Entre ici la notion de préjudice sur laquelle se battent depuis plusieurs années les professionnels confrontés à des procès. Ceux-ci aimeraient justement modifier le sacro-saint article 9 du code civil sur ce droit à l'image absolu en faisant en sorte que les actions en justice soient subordonnées à la démonstration d'un préjudice réel. "Si la jurisprudence se fait plus favorable aux photographes, les textes relatifs à la protection de la vie privée n'ont pas changé, explique Pascale Marie, membre de l'Observatoire de l'image qui regroupe des professionnels de l'édition. Ces affaires restent à la merci de l'appréciation souveraine du juge et du tribunal. On a quand même vécu un enfer pendant plusieurs années. Pendant longtemps, une absence d'autorisation se traduisait immanquablement par une condamnation, ce qui a abouti à des affaires sidérantes.» Voire caricaturales. Elle cite un exemple parmi d'autre cas, celui d'une photo publiée, en 1999, dans le magazine Ca m'intéresse. Pour avoir publié une image illustrant un article sur les aquariums public et montrant un homme accompagné d'un enfant regardant à travers un hublot, le mensuel a été condamné à verser des dommages et intérêts à quatre personnes différentes.

Mais les temps ont réellement changé depuis 1999. Plusieurs procès ont mis en avant la prééminence du droit à l'information sur le droit à l'image. Dans les procès Banier, c'est la notion d'oeuvre artistique qui entre en cause. En 2004 déjà, le tribunal de Paris avait reconnu le caractère artistique original d'un travail de Luc Delahaye qui avait photographié les passagers du métro et en avait fait un livre (L'Autre, Phaidon). Le tribunal avait alors fait primer le droit à l'information garanti par l'article 10 de la convention européenne des droits de l'homme sur l'article 9 du code civil. Un retournement.

Une législation favorable
«Il est évident que les juges recherchent un meilleur équilibre dans ces affaires, souligne Laurent Merlet, l'avocat des éditions Gallimard. L'influence du droit européen est certaine. Les anonymes pensent souvent qu'ils peuvent gagner beaucoup d'argent sur leur image. Ils oublient que le droit est fait de nuances et qu'il faut le contrebalancer avec un intérêt sociologique, culturel, informatif ou artistique.»
Si la législation semble évoluer favorablement pour les photographes, il faudra du temps, dans la pratique, pour que ceux-ci retrouvent leur spontanéité.

Las de faire signer des autorisations avant toute prise de vue, le photographe anglais Rip Hopkins a voulu dénoncer les abus de ce droit à l'image qui pourrit sa vie en France. Pour sa série «Paris anonyme», la plupart des personnes ont accepté d'être photographiées avec un masque blanc sur le visage. Il est formel : «ils n'auraient sans doute pas accepté de poser le visage nu. Aujourd'hui, les gens voudraient donner une image d'eux mêmes qui ne correspond finalement pas à la réalité. Notre vie devient de plus en plus artificielle, et on construit de plus en plus sur le virtuel». Avec un risque : à force d'être chassé, le naturel pourrait bien ne jamais revenir.

l'article original à l'adresse : http://www.lefigaro.fr/culture/20070827.FIG000000299_le_sacro_saint_droit_a_l_image_battu_en_breche.html

A mon humble avis, vu les dernières tracasseries, je ne suis pas si sûr que cet article soit valable pour les photographes amateurs de base comme mes amis et moi-même !

Légère et aérienne visite de courtoisie...



Tout juste une simple question d'équilibre, rien de plus, rien de moins...

En plein saut, trop rapide pour en capter toutes les phases et toute la vigueur.

Jouant sur le sable avec la voile d'un kite-surf, il décolle... Reste à gérer l'atterrissage.

Et les gouttes d'eau, en une myriade de perles tombées du ciel, dressent un rideau derrière lequel se cache le vénérable beffroi de l'église Saint-Eloi de Dunkerque, le cachant à la vue et le faisant semblant à une sombre et terrible tour.

Sur les traces de D’Artagnan en mêlant tourisme et culture

Personnage historique et de roman, D’Artagnan est au coeur d’un projet de tourisme culturel dans la région. L’association lilloise Artmateur souhaite mettre en place dès l’été prochain des itinéraires autour des lieux où le mousquetaire a pu séjourner.
PAR STÉPHANIE TROUILLARD
region@lavoixdunord.fr

Posé sur le bureau, l’exemplaire des Trois Mousquetaires est toujours à portée de main. Depuis un an, Damien Courcoux n’en finit plus d’annoter ce roman d’Alexandre Dumas.Responsable de l’association Artmateur à Lille, il s’est lancé dans un ambitieux projet de tourisme culturel : «Je veux faire découvrir à la population de l’”eurorégion” qu’à travers D’Artagnan et Louis XIV nous avons tous un passé commun.» Après avoir développé le concept des promenades artistiques, Artmateur veut aujourd’hui créer une série d’itinéraires qui suivraient, à l’échelle de la région, les tribulations de D’Artagnan.

Excursions
Après une visite au château d’Olhain à Fresnicourt (lieu où le mousquetaire aurait séjourné), Damien Courcoux s’est rendu compte de la forte empreinte historique de ce personnage. Gascon d’origine, ce serviteur du roi a passé une partie de sa vie dans le nord de la France. Le 26 mai 1658, D’Artagnan est fait mousquetaire à Mardyck, près de Dunkerque, par Louis XIV. En 1672, il est nommé gouverneur de Lille. Il a également participé à la prise de Valenciennes, de Béthune ou encore de Douai par les troupes du roi de France. Pour Damien Courcoux, il n’est d’ailleurs pas impossible que le corps du valeureux mousquetaire repose à Lille. D’Artagnan a en effet été tué non loin de là, lors du siège de Maastricht en juin 1673. «Il avait aussi une réputation de coureur de jupons. Il a sûrement beaucoup de descendants illégitimes dans la région», raconte en souriant le responsable d’Artmateur. Selon lui, la création d’un itinéraire culturel autour de ce personnage permettrait «de montrer que le Nord - Pas-de-Calais était une terre riche, théâtre d’aventures et de guerres».Grâce au roman d’Alexandre Dumas et à un ouvrage de l’historienne Odile Bordaz (1), Damien Courcoux a ainsi déjà imaginé cinq parcours qui jalonnent la région, de Calais à la Belgique.Munis d’un GPS ou accompagnés d’un guide, les touristes pourraient suivre les pas du mousquetaire à travers des promenades, des reconstitutions historiques, des pièces de théâtre ou bien un séjour d’une nuit dans un château de la région. Damien Courcoux espère mener à bien son projet et lancer les premières excursions dès l’été 2008. À force de travailler sur le sujet, ce mythique mousquetaire a fini par prendre une place importante dans sa vie : «Une relation amicale et sensible s’est créée. J’aime son côté tête baissée : prendre son cheval et partir découvrir des territoires inconnus.» La tradition des mousquetaires est encore bien vivante. Selon Damien Courcoux, la Compagnie des mousquetaires d’Armagnac compte trois mille membres à travers le monde.

• 1. – Odile Bordaz, « Sur les chemins de D’Artagnan et des mousquetaires : lieux et itinéraires » ; éditions Balzac, décembre 2005.
> Pour plus de renseignements : http://www.surlespasdedartagnan. com

in LA VOIX DU NORD, édition régionale du 28 août 2007

mardi 28 août 2007

Prendre de la hauteur quitte à se faire tourner la tête ?

Et sur le vieux ponton de la dérivation de la Haute Deule qui fait de la citadelle une vaste île au bord de la cité, un volatile bien sage se fait équilibriste...

Voilà une activité de la foire aux manèges de Lille qui me convient le mieux... Pas bruyant, pas rapide, calme, pas de risque d'être malade et qui répond bien à l'instinct du chasseur qui se tapit en moi...

Piste vide, clients absents, manège désert... Pas de musique, pas d'agitation, aucun ronronnement des deux-temps... Le train fantôme cersion grand air !

"ouh punaise! y zont mis Mickey en taule"... Un nouvel effet des lois Sarkozy?

J'avoue préferer le charme des manèges à l'ancienne...

Quelques secondes avant le lâcher de touristes, un peu de fumigènes pour dramatiser l'envol... 15 euros pour deux personnes et un saut... Il n'y a pas que le manège pour provoquer des sensations fortes.

"katapult"... Il porte bien son nom... L'amateur y grimpe avec avoir mis des "bretelles à son slip" !


Sur un stand de loterie, elles sont offertes à la convoitise des passants, superbes, attirantes, galbées, satinées ou brillantes, on les présume douces au toucher... Mais de mémoire de promeneur, je n'ai jamais vu personne partir avec de tels lots... par contre, rentrer chez soi avec une peluche hideuse qui à peu à voir avec le modèle (genre Bob l'éponge ou Dora) ou un énorme ours en peluche aux couleurs criardes, ça par contre, pas de problème !


Vous l'aurez deviné, il y a une explication à cette photo... Pour en savoir plus, vous savez où me joindre !


C'est peu évident au départ, mais la photo n'est pas à l'envers.

Evidemment, vu comme çà, les mises en plis et autres mini-vagues ont du souci à se faire, idéal pour les coiffeurs en manque de travail...


A vous faire vomir vos croustillons...

Lille foire foireuse

Dimanche, jour de galère ordinaire... Je pars pour Hondschoote croyant trouver la Karyole fest... J'avais mal lu mon planning, c'est la semaine prochaine... Je quitte la place et reprend la route, arpentant la Flandre, rien à voir hormis un panneau indiquant l'autoroute et Steenvoorde... Bah, tant qu'à faire direction Lille et la grande foire au manèges... Premlier challenge, trouver à se garer, tâche ardue entre parking aoûtien gratuit et affluence dominicale importante... Quidam anonyme, appareil autour du coup, je fais mon reportage habituel, photos tous azimuths, visages décomposés par la vitesse, gens qui se baffrent de croustillons, manèges, scènes de genre... Je me retrouve encadré par les crs pour avoir pris des gens - deux bimbos en l'occurennce - en photos (or ces mêmes personnes étaient proches de ma position et pouvaient me demander de les voir ou de les effacer le cas échéant comme ça se fait partout mais les deux bimbos préfèrent voir les flics, les mêmes qui d'ailleurs au début de ma promenade avaient demandé déjà à voir mes clichés et qui ne m'avaient rien dit: logique mon colonel!)... Interrogatoire courtois de la part des bleus de base, un peu moins du gradé de service qui me prend pour un gosse, fouille en régle du sac et des vêtements, vidage du contenu des poches... Il faut même expliquer et justifier le moindre élèment du sac jusqu'aux adaptateurs du viseur d'angle, la bombe d'air sec pour dépoussierer, du cache de viseur, de l'objectif, du porte-piles... Impression bizarre d'être un terroriste ou un délinquant dangereux... La totale! On me demande si je suis d'accord pour vider la carte mémoire... Pas de souci, me disant que l'on allait s'arrêter là mais un petit gradé semble vouloir faire du zèle et me voilà montant dans le car, direction le commissariat central... Un coup de biniou dans l'éthylotest, négatif (déçu, brigadier?), trois heures de perdues mais là, je tombe sur des bleus plus ennuyés qu'autre chose qui me disent que la procédure ne devrait pas tenir vu les conditions des prises de vues prises à au vu et su de tout le monde (pas d'enfants, pas de situations compromettantes, pas de connotation sexuelle...qui reconnaissent que prendre des photos de manèges ou d'une foire sans personne dessus c'est moins évident) mais bon, il me faut attendre six mois pour savoir si on me foutra la paix et ce malgré les propos rassurants des officiers PJ... A me dégouter de prendre quelque cliché que ce soit... de toute façon, on finit par ne plus savoir ce qu'on peut ou ne peut pas photographier... Au fait j'ai appris qu'une photo de groupe, c'est à partir de 8 personnes ensemble... Alors je laisse tomber les photos où l'on voit des personnes vivantes avant d'être considéré comme un dangereux terroriste ou un psychopathe potentiel... Retour à mes vieilles pierres et mes dalles tumulaires qui, alors que je ne me suis jamais caché pour faire mes photos, ne risquent pas de chinoiser... Pays des libertés? Pas sur !


A mon avis, Doisneau ou Cartier-Bresson, aujourd'hui, on les déférerait immédiatement devant le Juge d'instruction, non que je me compare à ces maîtres capteurs de lumière mais quand même, là on frise l'entrée dans l'antre de la Folie... Imaginez un Willy Ronis interdit de photographier ces ouvrières haranguant ses grévistes, Doisneau s'interdisant de prendre "le baiser de l'Hôtel de Ville"... ou tout amateur qui, comme moi, place certains clichés dans la presse... Ce n'est pas que l'information, c'est aussi la création que l'on assassine... Ah oui, on peut à la limite photographier les gens mais pas montrer les photos, c'est comme les stups, on peut consommer à condition de ne pas les détenir...

dimanche 26 août 2007

Dernière semaine de vacances, le beau temps revient enfin, les soirées sont agréables, ni trop fraîches, ni écrasées de chaleur... Autant en profiter pour faire quelques derniers clichés... Pour ma part, j'en profite pour vous annoncer que dans quelques jours, Histoires du nord se prendra quelques jours de congès à son tour... Pourquoi? Parce que moi aussi je vais devoir "reprendre le collier" mais surtout parce que devant déménager, il me faut mettre en carton, emménager, déballer, faire mon transfert de ligne et obtenir de mon Fournisseur d'Accès Internet la réactivation de ma connexion, qu'il me promet rapide (ceci dit apres la folie douce de l'été dernier, j'avoue ma crainte!!!). Bref, si vous avez besoin de me joindre, le plus simple sera de m'appeler sur mon téléphone portable...

Le plus dur, c'est encore de savoir où se poser...

Difficile à contrer!


Parfois ça passe mieux que d'autres...

smash gagnant?


Et le ciel se teinte d'or dans le soir qui s'apprête à faire place à la nuit.

Où que l'on aille, on trouve finalement toujours des barrières.

Derniers jours de vacances, il faut prendre la situation avec hauteur et détachement !

Qui vole un oeuf... part avec !

freinage d'urgence.

Rase-mottes...

Lille : Une façade de type Renaissance découverte par hasard rue Basse

Une boutique du Vieux-Lille, des travaux de rénovation de façade : telles sont les composantes de ce qui a conduit à la plus belle découverte architecturale de l’été.
«C’est une découverte intéressante.» Dominique Plancke, conseiller municipal, délégué au patrimoine, ne cache pas que ce qui a été découvert cet été dans le Vieux-Lille est une des meilleures surprises architecturales de ces dernières années. On sait le périmètre de la Treille riche en souvenirs du passé, on ne pensait pas forcément trouver pareil trésor… Nous sommes au 16 de la rue Basse. Un bâtiment déjà inscrit dans un périmètre sauvegardé au nom des monuments historiques, mais sans trop savoir ce qu’il y a en dessous de la façade. Il y avait là un antiquaire. Un changement d’affectation a précipité des travaux de réhabilitation de la façade et c’est au moment où les premiers coups de burin ont été donnés que le XVIe siècle s’est rappelé à notre bon souvenir. Comme quoi le hasard fait parfois bien les choses, notamment en matière de découvertes historiques.

Coquilles Saint-Jacques
Ça n’est évidemment pas la plus ancienne façade lilloise, mais rares sont les témoignages de cette période de la Renaissance. «C’est assez rare, reconnaît Dominique Plancke, mémoire vivante quand il s’agit de vieilles pierres. On a réussi à conserver très peu de choses de la fin du XVIe.» L’oeil du badaud sera d’abord attiré par l’échafaudage qui occupe l’essentiel de la façade. Mais, en y regardant de plus près, on ne peut pas passer à côté des coquilles Saint-Jacques, taillées à l’époque dans la pierre pour témoigner des pèlerinages à Saint-Jacques-de-Compostelle. L’endroit mérite assurément des attentions particulières : une protection au titre des monuments historiques a ainsi été demandée. •

In LA VOIX DU NORD, édition de Lille du 26 août 2007

samedi 25 août 2007

Jumelage fromager entre le mont-des-Cats et le parmesan

Grâce à l’Institut culturel italien de Lille, l’abbaye du mont des Cats a été sollicitée pour établir un jumelage avec le célèbre fromage de la province d’Émilie-Romagne, le parmesan. Cette union gastronomique sera scellée ce soir à travers un concert de musique classique dans l’église de l’abbaye.
PAR STÉPHANIE TROUILLARD
region@lavoixdunord.fr

Le frère Bernard-Marie, responsable de la fromagerie de l’abbaye du mont des Cats (près de Bailleul) n’en revient toujours pas. Le petit fromage régional a été choisi par l’Institut culturel italien de Lille pour s’associer au célèbre parmesan italien.
"Au début, on a été assez surpris. On a choisi tout d’abord de réfléchir à cette proposition en communauté puis on s’est dit que cela apporterait une autre notoriété au fromage."

Concert et dégustation
À l’initiative de ce projet, un programme italien visant à promouvoir le parmesan à travers la musique classique. «Les concerts de la voie lactée» se déroulent dans des fromageries de la région italienne d’Émilie-Romagne. L’organisme transalpin a voulu donner cette année une dimension européenne à ces concerts et a donc contacté l’Institut culturel italien de Lille.«Après avoir reçu cette proposition, j’ai cherché un lieu dans la région. J’ai d’abord pensé au fromage régional emblématique, le maroilles, mais j’ai ensuite opté pour le mont-des-Cats. C’est un lieu magnifique qui donne un éclat à la manifestation», explique Anna Mondavio, directrice de l’Institut culturel italien de Lille. Dans le cadre de ce jumelage entre fromages, un premier concert a déjà eu lieu le 1er août en Italie. Des membres de la chambre d’agriculture du Nord - Pas-de-Calais et de l’Association des amis de la bière, ainsi que des frères de l’abbaye, ont présenté lors de cette manifestation des produits de notre région. Ce soir, c’est au tour de la délégation italienne de faire le déplacement. Trois cent cinquante spectateurs vont avoir la chance d’assister dans l’église de l’abbaye à une représentation de la Compagnia De’Musici. Les quarante moines qui seront présents lors de cette soirée ont tenu à ce que le répertoire de ce concert baroque soit composé exclusivement de chants sacrés. À la suite de cet événement musical, une dégustation sera organisée dans les jardins de l’abbaye. Les fromagers italiens feront goûter leur célèbre parmesan mais aussi d’autres produits typiques : le lambrusco (vin rouge pétillant), le jambon de Parme ou encore le vinaigre balsamique. Leurs homologues français leur proposeront quant à eux une bière spécialement créée pour l’occasion, du pâté aux pruneaux, et le traditionnel potjevlesch.Réservée à des invités, la soirée affiche malheureusement complet. Face à l’engouement suscité par cette manifestation, l’abbaye du mont des Cats réfléchit à la possibilité d’une prochaine manifestation mais, comme le précise le frère Bernard-Marie : «Peut-être pas tous les ans, car l’église n’est pas une salle de concert.» •

In LA VOIX DU NORD, édition régionale du 25 août 2007

En quelques jours, le soleil couchant se rapproche du feu de Saint-Pol, qu'il finit par rejoindre et couronner. Les reflets dans la mer calme sont chaque jour différents et le ciel offre chaque soir un spectacle sans cesse renouvelé.

Une couronne de feu pour le fanal du port est de Dunkerque...

Devant l'entrée du port est de Dunkerque, l'étrange ballet des navires de commerce attendant de passer les jetées pour certains, prenant la haute mer pour d'autres est un spectacle de plus en plus rare dans ce havre déserté.

J'aime quand la nuit arrive enfin... Les passants se font plus rares, les rues sont plus calmes et les places sont désertes. Quant au ciel, il se charge de nouvelles couleurs que le soleil cache dans la journée.

Face à l'église paroissiale et son jardin de pierres, une autre façon de rendre culte au saint patron local...


Le clocher de St-Erasme de Sercus, ultime témoignage en Flandre du style roman du XIIe siècle.

Déjà âgée, la paroisse de Sercus est placée sous le vocable de St-Erasme, plus souvent connu sous le nom de Saint-Elme, bien connu des marins. L'hagiographie est édifiante...
Les Actes de saint Elme ont été en partie compilés à partir de légendes qui le confondent avec un évêque syrien, Érasme d'Antioche. Jacques de Voragine, dans sa Légende dorée, le montre comme un évêque à Formia sur toute la Campanie comme un ermite sur les montagnes libanaises et comme une martyre lors des persécutions de l'empereur byzantin Dioclétien.
Difficile de faire le tri entre Histoire, tradition et légende merveilleuse...

D'après la légende, lorsque les persécutions de Dioclétien commencèrent, Érasme fut appelé à comparaître devant un juge, fut battu, on lui cracha dessus. Il fut ensuite mutilé jusqu'à ce que ses veines éclatent. Érasme souffrit cela avec un enthousiasme formidable. Il fut ensuite jeté dans une fosse contenant des serpents et des vers, puis de l'huile bouillante et du soufre furent versés sur lui mais «il restit à l'intérieur comme s'il se trouvait dans de l'eau fraiche, remerciant et louant Dieu». Décidément, les premiers saints ont un sens de l'humour inaltérable...

La foudre et le tonnerre vinrent ensuite frapper ses opposants et sauvèrent Érasme, le saint étant protégé des éclairs. Dioclétien le fit jeter dans une autre fosse mais un ange vint le délivrer en tuant les vipères et les vers.

Vint ensuite l'empereur romain Maximien Hercule qui, d'après Voragine, «[...] était bien pire que Dioclétien». Érasme ne voulait pas s'arrêter de prêcher l'Évangile, il fut à nouveau persécuté, notamment par la plongée dans un bain bouillant qui lui fut aussi versé dans la bouche, par l'enfermement dans une combinaison de métal brûlant, avant qu'un ange ne l'emmène en sécurité. L'empereur en fut contrarié et le fit enfermer dans un tonneau rempli de pointes saillantes, qu'il fit rouler du haut d'une montagne ; un ange le guérit à nouveau. D'autre tortures s'ensuivirent :
«Ses dents furent [...] retirées hors de sa tête avec pinces de fer. Après qu'ils l'eurent attaché à un poteau, ils le rôtirent sur une grille de fer... et clouèrent des clous métalliques dans ses doigts, puis arrachèrent ses yeux hors de sa tête avec leurs mains, et après avoir jeté l'évêque à terre nu et avoir attaché son cou, ses bras et ses jambes avec de forts cordages à des chevaux, afin que les veines de son corps éclatent.»

Cette version de la Légende dorée ne raconte pas comment Érasme fuit sur le mont Liban et survit en se nourrissant de ce que les corbeaux lui apportaient à manger, un mythème pré-chrétien intéressant. Lorsqu'il fut recapturé, il fut amené devant l'empereur et battu, puis enduit de poix et enflammé (comme les premiers chrétiens dans la persécution de Néron après l'incendie de Rome), mais survit tout de même. Jeté en prison avec l'intention de le faire mourir de faim, il parvint tout de même à s'enfuir.

Il fut recapturé et torturé à nouveau dans la province romaine d'Illyricum, après avoir prêché ardemment et converti de nombreux païens au christianisme. Finalement, d'après la légende, son estomac fut ouvert en deux et ses intestins enroulés autour d'un cabestan. Cette légende tardive pourrait s'être développée en interprétant une icône le montrant avec un cabestan, signifiant son patronnage des marins.

Érasme serait devenu le saint patron des marins car il aurait continué à prêcher après qu'un éclair ait frappé le sol près de lui. Ceci incita le marins, qui craignent le danger des orages en mer, à le prier dans ces circonstances. Les décharges électriques au niveau des têtes de mât des navires furent vues comme un signe de sa protection et furent ainsi appelées «feux de Saint-Elme».

Grégoire le Grand écrit au VIe siècle que sa relique était préservée dans la cathédrale de Formia. Quand cette ville fut rasée par les Sarrasins en 824, la dépouille d'Érasme fut transféré à Gaète. Il est à présent le saint patron de Gaète et de Formia.
En plus des marins, Érasme est aussi prié pour la colique des enfants, les maladies intestinales, les crampes et la douleurs des femmes au travail, ainsi que contre la peste animale.

L'église saint-Erasme de Sercus dresse son blanc clocher de pierre depuis le XIIe siècle vers le ciel.

Le château de Renescure était une fière forteresse cernée de douves dont les murailles avaient plus d'un mètre d'épaisseur (dont quelques vestiges sont encore visibles). Il a été reconstruit en 1435 par Colart de la Clyte, promu grand bailli de Flandre. La famille de laClyte est une des plus grandes lignées de Flandre (elle possède le château de Comines, bâti à partir de 1435) et occupe une place de choix dans l'histoire du Comté au Lion de sable. Son histoire est d'ailleurs ancienne, ainsi en 1096, la seigneurie appartient à Lambert de 'Reinquenescura'.
C'est en 1364 que Tartarin de Renescure vend la seigneurie à Colard de la Clyte. Son fils, Philippe de la Clyte est beaucoup plus connu sous le nom de Philippe de Commynes, né à Renescure. Il deviendra le célèbre chroniqueur de Louis XI.
Au 16ème siècle, la terre de Renescure passe aux Saint-Omer-Morbecque puis en 1617, les Montmorency en deviennent les propriétaires. Il faut attendre 1720 pour que la terre soit vendue à Jean Nicolas Taverne . En 1786, Jacques Taverne de Montdiver la vend à Edouard Le Febvre de Halle qui sera le dernier seigneur à l'occuper. Avec la Révolution, les seigneurs sont dépossédés de leurs biens si bien qu'aujourd'hui, la mairie occupe le donjon, ultime relique de la forteresse.


Au dessus de la porte d'entrée du château des Commynes trône encore le blason familial, ultime souvenir des fastes féodaux. "D'azur au chevron d'or accompagné de trois coquilles d'argent" pour Jean de Commynes, "De gueule au chevron d'or, accompagné de trois coquilles de même" pour Philippe; impossible de dire à qui elles apartiennent, la pierre étant neutre...

Vu depuis l'ancienne basse-cour du château, le donjon d'entrée garde son aspect massif et reste impressionnant malgré la disparition de la quasi totalité de sa muraille.

Envie d'aller plus loin, de passer de l'autre côté en profitant du calme vespéral.

Dans le parc qui s'étend derrière la mairie de Renescure, au sein de l'ancienne enceinte du château, un vieux pont de fer permet de passer sur la motte en enjambant une large douve, offrant un paysage charmant et reposant, loin du tumulte de nos grandes villes.

Contre le mur de l'église paroissiale, une famille de Renescure a fait don de ce Christ en croix. Les générations passent, les souvenirs s'effacent et le temps fait son oeuvre.

Mémoire à Renescure, où souvenir et foi se mêlent allégrement.